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Sujet : Dans quelles conditions peut-on contester la loi?

Extrait du corrigé : Ici c'est donc la simple conformité à la loi en général (sans prendre pour base quelque loi déterminée pour certaines actions) qui sert de principe à la volonté, et qui doit même lui servir de principe, si le devoir n'est pas une illusions vaine et un concept chimérique. » Kant prend ensuite l'exemple du mensonge : lorsque je veux mentir une fois pour me tirer de l'embarras, je dois toujours me demander si je peux vouloir que la maxime de mon action (le fait de mentir) soit universalisée (c'est-à-dire, je dois me demander si le mensonge peut être généralisé.  b)    La loi positive s'impose également à nous pour des raisons morales.   Texte : Platon, Criton, traduction Léon Robin. Il serait bon de lire ce (très bref) texte en entier. Voici cependant des extraits particulièrement pertinents pour notre propos : Alors que Socrate a été condamné à mort, Criton, son disciple, lui propose de s'enfuir. Socrate imagine alors un dialogue avec les Lois (une prosopopée). « Socrate (à Criton) - (...) ce dont on a accordé à quelqu'un  que c'est un acte juste, doit-on le faire ? (.

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Définitions

  • condition : 1. Dans la proposition « si A alors B », A est condition de B ; se dit aussi du premier terme d'une relation causale réelle (les conditions d'un phénomène). 2. Condition nécessaire et suffisante : A est condition nécessaire et suffisante de B, si quand A on a toujours B et sans A jamais B. 3. Manière d'être, situation (la condition humaine), situation sociale. 4. Conditionné : a) Qui dépend d'une condition. b) Qui a subi un conditionnement. 5. Conditionnement : processus par lequel un comportement en vient à être déterminé par des conditions données ; modification d'un comportement par établissement de réflexes conditionnés (cf. réflexe). 6. Conditionnel : qui dépend d'une condition ; pour QUINE, nom de l'implication matérielle.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • loi : 1. (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine et gouvernant tant la nature que les actions humaines. 2. Par ext., règle suivie avec une certaine régularité dans une société, et dont la transgression est considérée comme une faute, même si elle n'est pas obligatoirement suivie de sanctions : les lois de l'honneur, les lois morales. 3. Norme à laquelle on ne peut se soustraire : « L'impératif catégorique seul a valeur de loi pratique » (KANT) ; les lois de la pensée. 4. Loi de la nature, loi scientifique : a) Proposition générale constatant une nécessité objective : tout phénomène a une cause. b) Fonction math. permettant, à partir de données initiales, de calculer la valeur de certaines variables, et pouvant servir à la prévision : « La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à la cause » (Cl. BERNARD) ; les positivistes opposent l'explication par les causes à celle par les lois dans lesquelles ils voient « des relations constantes qui existent entre des phénomènes observés » (A. COMTE). 5. Loi naturelle : a) Prescription du droit naturel. b) Loi de la nature.

Problématique

Analyse du sujet :

On peut commencer par remarquer le singulier de la question « à quelle condition ? ». Il semblerait donc que l'on nous demande de trouver une condition unique. Il faudra voir si cela est possible.
Le sujet suppose donc qu'il y a une condition (et une seule, comme nous venons de le faire remarquer) sous laquelle nous pouvons contester la loi.
On remarquera également le singulier « la loi ».
Reste à savoir ce qu'est la loi. S'agit-il de la loi d'un État (le terme loi au singulier serait alors un collectif pour désigner toutes les lois), c'est-à-dire du droit positif, de la loi morale, etc. ?
« Peut-on ? » peut signifier deux choses :
1.    A-t-on le droit ?
2.    A-t-on les moyens, la possibilité matérielle de le faire, c'est-à-dire sommes nous capables de le faire ?


Problématisation :

La loi est ce à quoi nous devons obéir. Pourtant, elle ne nous plaît pas toujours, nous ne la trouvons pas toujours juste. Nous sommes alors tentés de vouloir la contester, mais pouvoir librement contester la loi, n'est-ce pas lui faire perdre toute sa valeur ? Il y a deux manières, qui posent des problèmes très différents, de contester la loi :
1.    La contester quand on tombe sous le coup de la loi (c'est-à-dire contester une décision de justice).
2.    La contester en amont, pour la faire modifier.
Nous nous demanderons donc à quelle condition nous sommes, dans chacun de ces deux cas, fondés à contester une loi que nous trouvons injuste.



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