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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
Extrait du corrigé : Mais l'existence même d'une morale ou de la loi nous laisse présager que le désir peut être tourné vers le mal, du moins ce qui est tenu pour mauvais par la morale ou la loi. II- Nous pouvons désirer ce que nous ne jugeons pas bon. Il existe une dissociation certaine entre le jugement moral et le désir. Nous pouvons estimer une chose bonne pour notre plaisir et la tenir pour mauvaise en soi, par exemple dans les Confessions Rousseau raconte le plaisir qu'il avait à recevoir la fessée lorsqu'il était puni. Le désir ne se contrôle pas comme un objet de la raison, il peut y avoir un déchirement entre ce que nous jugeons raisonnable et ce qui nous attire. De ce conflit naissent des difficultés de tout ordres : psychique, c'est la névrose si nous demeurons dans une frustration trop forte ou la perversion si nous au contraire nous assouvissons tout nos désirs contre notre raison. Les difficultés peuvent aussi être sociales et morales, conduire à ce qu'on appelle des affaires de moeurs. La philosophie de Spinoza offre une manière radicale de résoudre la difficulté, de supprimer le conflit en réduisant le jugement bon/mauvais à ce qui est bon ou mauvais relativement à moi. Dès lors désir et loi morale paraissent confondus, une telle solution toutefois paraît bien abstraite, inapplicable, et heureusement, en société. La loi ne peut en effet être fondée sur l'arbitraire de chacun.
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Le corrigé du sujet " Désirons nous que les choses que nous jugeons bonnes ? " a obtenu la note de : aucune note
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Notre désir est-il lié à un jugement de valeur ? Désirer quelque chose n’est-ce pas tout autre chose que de se prononcer sur le bien fondé de celle-ci ? Le désir n’est il pas indépendant d’un jugement normatif ? En ce sens désirer ce ne serait pas nécessairement désirer ce que nous estimons bon. Mais n’y a-t-il pas des cas où désir et jugement se confondent ? Nous verrons que le désir n’est certainement pas toujours en accord avec notre jugement moral, sans quoi le désir ne serait pas vecteur de problèmes et tout irait de soi.
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