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Sujet : Autrui comme un autre moi-même

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Définitions des termes :
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé : B - La constitution de soi-même à partir d'autrui■ Pourtant, si j'ai de l'existence de ma conscience une entière certitude, il faut, pour qu'elle soit une vérité universelle, que tout un chacun la constate comme l'existence d'une pierre. La certitude de l'existence de ma conscience ne se change en vérité que par la connaissance qu'autrui a d'elle.■ La conscience de soi, ce que j'ai de plus intime et de plus certain, n'existe véritablement qu'en existant aux yeux d'autrui ; j'ai bien la certitude subjective de mon existence en tant que conscience, je n'en détiens pas la vérité objective pour autant : j'ai besoin d'autrui pour affirmer l'existence de ma conscience.■ C'est donc en existant d'abord aux yeux d'autrui que chacun existe vraiment pour soi-même. Ainsi, chaque homme a besoin d'un autre homme pour savoir qu'il existe lui-même ; il faut donc deux consciences de soi pour que chacune reconnaisse l'existence de l'autre.2. AUTRUI COMME UN AUTRE QUE MOIA - La constitution d'autrui à partir de soi-même■ L'existence d'autrui, condition de la vérité de ma propre existence, n'est pour moi-même que si je la reconnais ; qu'est-ce que penser qu'une autre conscience de soi existe ? Poser en face de soi une autre conscience de soi, c'est supposer qu'il y a en-dehors de soi quelque chose d'autre que soi, qui est comme soi.■ La conception que l'on se fait d'une autre conscience a son origine dans l'expérience que l'on fait de sa propre conscience. C'est par analogie avec cet être primitivement découvert qu'est notre conscience que nous envisageons autrui comme une autre conscience de soi.

Autrui comme un autre moi-même

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Définitions

  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Problématique

 

« Un autre moi-même » : tel pourrait être, a priori, la définition d’ « autrui ».

Certes, « l’autre », c’est ce qui n’est pas moi. Mais si on peut penser qu’autrui est, pare définition, un autre moi-même, c’est parce qu’autrui désigne celui qui est comme moi : autrui est un homme doué d’une conscience, comme moi.

Autrui, comme moi, désigne celui qui a une identité personnelle, une conscience, une identité, une volonté, etc.

Pour autant, peut-on réellement dire que je partage avec les autres ce que je suis « moi-même », dans ma singularité ?

Ce que je pense, ce que je vis, n’est pas ce que l’autre pense et vit.

N’est-ce pas alors exagérer que d’estimer qu’autrui est un autre moi-même ? Ce que je suis moi-même n’est-il pas, en effet, ce que je suis dans ma singularité ?

Savoir si autrui est un autre moi-même, c’est interroger, évidemment, le statut d’autrui. Mais pour répondre de manière décisive à la question, il convient, tout aussi évidemment, de s’interroger sur ce que caractérise « moi-même ». Le fait d’être moi-même est-il ce qui me singularise, ou au contraire ce que je partage avec autrui ?

 

Autrui, c’est une autre conscience, une autre volonté, que je ne saurais connaître. Puis-je alors ne serait-ce que me prononcer sur le rapport entre autrui et moi ?

 

Il faut en définitive se demander en quel sens, et jusqu’à quel point, je peux prétendre qu’autrui est comme moi.

Dans ce que je suis moi-même, qu’est-ce que je partage avec autrui ? Qu’est-ce qui m’est strictement singulier ? C’est en abordant ces questions que l’on pourra se demander si autrui est un autre moi-même ou non.



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