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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : C'est ainsi que, pour Spinoza (Éthique), les hommes se trompent en ce qu'ils se croient libres: la liberté du libre arbitre est une croyance qui provient de l'ignorance des causes par lesquelles nous sommes déterminés dans nos actes. Autrement dit, la conscience de la liberté peut apparaître comme une donnée illusoire: ce qui est donné, de façon non explicite, c'est l'ensemble des déterminismes qui pèsent sur l'existence humaine. Le rationalisme cartésien nous montre déjà qu'une volonté infiniment libre, mais privée de raison, est une volonté perdue. Plus nous connaissons, plus notre liberté est grandie et fortifiée. Si nous développons notre connaissance au point de saisir dans toute sa clarté l'enchaînement rationnel des causes et des effets, nous saisirons d'autant mieux la nécessité qui fait que telle chose arrive et telle autre n'arrive pas, que tel phénomène se produit, alors que tel autre ne viendra jamais à l'existence. Pour Spinoza, une chose est libre quand elle existe par la seule nécessité de sa propre nature, et une chose est contrainte quand elle est déterminée par une autre à exister et à agir. Au sens absolu, seul Dieu est infiniment libre, puisqu'il a une connaissance absolue de la réalité, et qu'il la fait être et exister suivant sa propre nécessité. Pour Spinoza et à la différence de Descartes, la liberté n'est pas dans un libre décret, mais dans une libre nécessité, celle qui nous fait agir en fonction de notre propre nature. L'homme n'est pas un empire de liberté dans un empire de nécessité. Il fait partie du monde, il dispose d'un corps, d'appétits et de passions par lesquelles la puissance de la Nature s'exerce et s'exprime en nous, tant pour sa propre conservation que pour la nôtre.
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Lorsque l’on se demande si la liberté est une donnée ou une conquête, on pose une question qui concerne la nature de la liberté, et l’on cherche à savoir si elle est acquise passivement par l’homme ou si ce dernier agit pour devenir libre. En effet, si la liberté est pensée comme une donnée, on considère qu’il n’y a rien à faire pour devenir libre : on reçoit la liberté d’autre chose ou de quelqu’un d’autre que nous. En revanche, pensée comme une conquête, la liberté s’obtient activement, en luttant. Une alternative se présente : la liberté est-elle une donnée ou une conquête ? Ce sur quoi porte cette question, à savoir la liberté, peut tout d’abord être très généralement défini comme la faculté de choisir : lorsque je peux soit partir, soit rester dans une même pièce, on peut me dire libre d’y être ou non. Cette faculté de choisir est-elle reçue passivement ou acquise difficilement ? Naissons nous libres ou bien est-ce que nous le devenons ? Répondre à ces questions doit permettre de définir plus précisément ce qu’est la liberté.
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