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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- seulement : * Sans rien ou personne de plus que ceux qui sont indiqués : Il est resté deux jours seulement. * À l'exclusion de toute autre chose : J'ai fait cela seulement pour lui rendre service. * Marque l'opposition, la restriction : Je voudrais bien y aller, seulement je n'ai pas le temps.
- préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.
Extrait du corrigé : Par exemple : que signifie avoir des préjugés sur quelqu'un ?2) Le problème des préjugés n'est pas forcément, comme nous le supposons souvent, qu'ils sont négatifs (ex : je pense du mal de quelqu'un alors que je ne le connais pas), car il peut exister des préjugés positifs, mais qu'ils sont douteux. Pourquoi sont-ils douteux ? À cause de leur origine, parce que nous avons "reçu en notre créance", comme dirait Descartes, certaines choses sans prendre la peine d'exercer notre jugement, notre esprit critique.Texte : Descartes, Discours de la méthode, 4e partie."J'avais dès longtemps remarqué que, pour les moeurs, il est besoin quelquefois de suivre des opinions qu'on sait fort incertaines, tout de même que si elles étaient indubitables, ainsi qu'il a été dit ci-dessus ; mais pouce qu'alors je désirais vaquer seulement à la recherche de la vérité, je pensais qu'il fallait que je fisse tout le contraire, et que je rejetasse, comme absolument faux, tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resterait point, après cela, quelque chose en ma créance, qui fut indubitable. Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu'il n'y avait aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer. Et pouce qu'il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralogismes [raisonnements qui vont à l'encontre de la logique], jugeant que j'étais sujet à faillir, autant qu'un autre, je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avais prises auparavant pour démonstrations. Et enfin, considérant que toutes les mêmes pensées, que nous avons étant éveillés, nous peuvent aussi venir quand nous dormons, sans qu'il y en ait aucune, pour lors, qui soit vraie, je me résolus de feindre que toutes les choses qui m'étaient jamais entrées en l'esprit, n'étaient non plus vraies que les illusions de mes songes."On voit bien ici que le préjugé est un problème de connaissance, puisque Descartes affirme que cela ne pose pas de problème dans la vie courante.
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Le corrigé du sujet " Avons-nous seulement des préjugés ?" a obtenu la note de : aucune note
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