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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
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Sujet : l'affirmation de ma liberté peut-elle ce concilier avec le principe de mon appartenance a la nature ?

Définitions des termes :
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • avec : En compagnie de, en présence de.
  • principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Extrait du corrigé : [II - L'homme est-il un être de nature ?]a. Opposition classique entre nature et culture (pour caractériser l'homme) : loi d'un côté, règle de l'autre.b. Ce qui distingue l'homme de l'ordre naturel (= les éléments qui marquent l'émergence de la culture) : interdit de l'inceste, travail, connaissance de la mort (cf. Hegel, ou Bataille).c. Définition « minimale » de la liberté : elle est capacité de dire « non » à l'ordre naturel (dans les trois domaines ci-dessus rappelés - non à la satisfaction sexuelle immédiate, non à la forme donnée des matières, non à la décomposition « naturelle » du cadavre, par l'invention de rituels à accorder aux morts).d. Que reste-t-il de « naturel » dans l'homme ?

	l'affirmation de ma liberté peut-elle ce concilier avec le principe de mon appartenance a la nature 	?

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Définitions

  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • avec : En compagnie de, en présence de.
  • principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Problématique

Les deux propositions sont-elles en opposition, ou peut-on les affirmer indépendamment l'une de l'autre ? Et si chacune a une incidence sur l'autre, se remettent-elles en question ? En étant libre, l'homme n'est-il pas soumis à des lois ? Et si la nature est soumise, n'est-ce pas par l'action humaine (qui crée les lois) et par elle-même ? Comment est-il possible de parler de soumission de la nature ? Obéit-elle à une volonté qui lui serait supérieure ? L'opposition : du côté de l'homme, la liberté ; du côté de la nature, la soumission, est-elle pertinente ? L'homme n'est-il pas soumis lui-même aux lois de la nature ? Cela contredit-il sa liberté ? Que faut-il entendre par liberté ? Que suppose la liberté (penser à la notion de volonté, etc.) ? Et de même, qu'est-ce que la nature ? la soumission ? les lois (sans doute ici celles de la nature : mais l'homme n'est-il pas aussi soumis à des lois ? Sont-ce les mêmes ?) ? De même, la nature est certes soumise à des lois. Mais ces lois, lui sont-elles imposées de l'extérieur ?



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