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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Références utiles Aristote, Métaphysique Platon, Timée Bachelard, La formation de l'esprit scientifique Textes à utiliser De Broglie « La recherche scientifique a toujours oscillé et oscillera sans doute toujours entre deux tendances : d'une part, observer avec soin les faits expérimentaux et se borner à les traduire par des formules mathématiques précises ; d'autre part, partir de conceptions synthétiques posées a priori, auxquelles on pourra toujours reprocher d'avoir un certain caractère métaphysique, et chercher à en déduire les lois des phénomènes connus et la prévision de phénomènes nouveaux. Le progrès de la Science a toujours résulté de continuels compromis entre ces deux tendances qui furent souvent en lutte ouverte, mais au XVIIe siècle leur conflit fut particulièrement violent. Les meilleurs esprits scientifiques de ce temps n'étaient pas entièrement affranchis de l'esprit de la Scolastique qui, pour avoir voulu employer trop exclusivement la seconde méthode, avait piétiné pendant des siècles et s'était le plus souvent contentée d'explications purement verbales ; mais le XVIIe siècle fut aussi celui qui reconnut la nécessité de l'observation des faits et de cette consultation de la réalité physique qu'on nomme l'expérience : le nom du Chancelier Bacon est resté attaché à cette évolution capitale de la pensée scientifique. » Descartes, préface des Principes de la philosophie « Puis, (...) il doit commencer tout de bon à s'appliquer à la vraie philosophie, dont la première partie est la métaphysique qui contient les principes de la connaissance entre lesquels est l'explication des principaux attributs de Dieu, de l'immatérialité de nos âmes et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous. La seconde est la physique, en laquelle, après avoir trouvé les vrais principes des choses matérielles, on examine en général comment l'univers est composé (...). En suite de quoi il est besoin aussi d'examiner en particulier la nature des plantes, celle des animaux, et surtout celle de l'homme (...). Ainsi toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences (.
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Comment penser le rapport entre science et métaphysique ? A l’origine, les recherches scientifiques et métaphysiques sont allées de pair, alors que les méthodes scientifiques et rationnelles telles que nous les connaissons n’existaient pas, ou alors seulement à l’état d’ébauches, et répondaient à des questions telles que : qu’est-ce que l’être ? Comment fonctionne la nature ? Y’a-t-il une cause première dont tout découle ? Une cause finale vers laquelle tout concorde ? Cet entremêlement de questions semblait légitime. Mais la science a progressé, s’est affinée dans ses résultats et ses méthodes : la métaphysique a-t-elle encore une place dans la science moderne ? Plus précisément, est-elle structurellement nécessaire au fonctionnement de toute science ? Ou bien la science, une fois suffisamment élaborée, peut-elle fonctionner en circuit fermé, sans recours à des questions qui la dépassent ? Ce sont des questions dont la réponse n’est pas évidente – que l’on pense par exemple aux débats sur le clonage, qui en appellent à des concepts extérieurs à la science et notamment à la « nature » comme norme : cette norme de « nature » n’est-elle pas justement une norme métaphysique ?
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