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Sujet : Faut-il aimer autrui pour le connaître ?

Définitions des termes :
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • connaître : Savoir, être informé de.

Extrait du corrigé :   « Le penchant sexuel est aussi appelé amour (au sens le plus strict du terme), et, en fait, c'est le plus grand plaisir des sens qui puisse résulter d'un objet. Ce n'est pas simplement un plaisir sensible que l'on peut prendre à certains objets qui plaisent dans la réflexion qui s'opère sur eux (l'aptitude à éprouver ce plaisir s'appelle donc goût), mais un plaisir que l'on peut prendre en jouissant d'une autre personne, et qui relève de la faculté de désirer, à son plus haut degré même : la passion. On ne peut le rattacher ni à l'amour de bienfaisance, ni à l'amour de bienveillance (car tous deux détournent plutôt de la jouissance charnelle), mais c'est un plaisir d'un genre particulier, et l'ardeur qu'il suscite n'a proprement rien de commun avec l'amour moral, bien qu'il puisse s'y lier étroitement, lorsque la raison pratique intervient avec ses conditions restrictives. » KANT, Doctrine de la Vertu, I première partie L1 S1.   Transition : Si le fait d'aimer signifie être passionné pour autrui alors il ne peut être source de sa connaissance. C'est en ce sens que l'on peut comprendre l'expression « l'amour rend aveugle ». Loin de permettre de saisir objectivement la nature d'autrui la passion, dés le départ, biaise notre rapport à lui. Nous aurons alors tendance à ne le considérer que subjectivement  et nous nous empêcherons de véritablement le connaître.       Deuxième partie : Pour connaître autrui il faut vouloir le connaître, le fait d'aimer peut alors être compris comme adjuvant dans la mesure où il nourrit cette volonté.     2.

Faut-il aimer autrui pour le connaître ?

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Définitions

  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • connaître : Savoir, être informé de.

Problématique

Définition des termes : L’amour sera pris en trois sens. Il est tout d’abord une passion, l’homme est alors attiré irrésistiblement vers un objet ou une personne. Il peut également signifier la bienveillance, dans ce cas nous recherchons le bonheur de la personne aimée. Enfin l’amour peut signifier une union entre deux personnes, il n’a plus un sens physique dans ce cas mais un sens intellectuel, le fait pour deux âmes de se comprendre immédiatement. Nous distinguerons trois acceptions du verbe connaître. En premier lieu on le comprendra comme étant une activité théorique s’opposant à la sensibilité ; ensuite comme consistant à saisir la nature de quelque chose ou de quelqu’un. Enfin il peut lui aussi s’identifier au fait de s’unir à quelqu’un dans la mesure où la connaissance nous permet d’instaurer une relation de correspondance entre autrui et nous. La notion « autrui » doit elle aussi être élucidée, comme pour les deux autres notions trois sens seront distingués. Autrui, dans le cadre d’une relation passionnelle est réduit, à être un objet de plaisir. L’amour de bienveillance au contraire fait d’autrui un proche, un familier, un semblable. Mais autrui est avant tout ce qui n’est pas moi, ce qui m’est étranger et souligne une différence essentielle entre le moi et les autres hommes. Le sujet pose la question de savoir si aimer autrui est la condition de possibilité de sa connaissance. Or à première vue il est difficile de relier les deux opposés « aimer » et « connaître » qui appartiennent à des domaines différents qui paraissent inconciliables : la sensibilité et la connaissance, le pratique et le théorique, la subjectivité et l’objectivité.

Problématique : L’amour est une passion, qui, loin de tranquilliser l’âme humaine, la bouleverse et peut à ce titre être rapproché d’un dérèglement. Comment de ce dérèglement une connaissance pourrait-elle naître dans la mesure où elle serait teintée de subjectivité et ne serait plus de ce fait véritablement connaissance ? Mais si connaître autrui suppose de ne pas l’aimer alors qu’est-ce qui déterminera l’homme à vouloir connaître ? 



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