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Extrait du corrigé : Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l'homme une première couche de comportements que l'on appellerait « naturels » et un monde culturel ou spirituel fabriqué. Tout est fabriqué et tout est naturel chez l'homme, comme on voudra dire, en ce sens qu'il n'est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose à l'être simplement biologique - et qui en même temps ne se dérobe à la simplicité de la vie animale, ne détourne de leur sens les conduites vitales, par une sorte d'échappement et par un génie de l'équivoque qui pourraient servir à définir l'homme. MERLEAU-PONTY Thème du texte Dans ce texte extrait de la Phénoménologie de la perception, Merleau-Ponty s'interroge sur le caractère naturel ou culturel de nos comportements. Il s'intéresse d'un côté aux fonctions qui paraissent les plus « naturelles » (crier dans la colère, embrasser dans l'amour), et de l'autre aux comportements qui semblent relever exclusivement de la culture (appeler « table » une table).Question philosophique à laquelle répond le texte Est-il possible de distinguer, parmi les conduites humaines, celles qui relèvent de la nature et celles qui relèvent de la culture ?Thèse de l'auteur Toute conduite humaine, quelle qu'elle soit, relève tout à la fois de la nature et de la culture : « Tout est fabriqué et tout est naturel chez l'homme ». Ainsi, l'expression des sentiments les plus « spontanés » obéit en réalité à un code qui varie en fonction de la culture considérée.
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autrement opinions culture bon d'un sans différence» d'homme objectivité cela égaux toute droit régimes sens démocratie parler mort hommes naturel renoncer meilleur droits qu'à partir science autrui connaître «droit nous-mêmes admettre pouvons-nous penser recevables
On sera d'abord attentif à la difficulté de la notion de "culture" , dont la définition est loin d'aller de soi.
En un certain sens de ce mot (sens courant), on admet fort bien qu'il puisse exister un homme "sans culture" (non cultivé). On désigne par là l'homme qui n'a rien acquis du savoir, des expériences de ses contemporains ou de ses prédécesseurs. Un homme qui, en poussant l' "inculture" à l'extrême, se réduirait à ses pures potentialités biologiques ; l'homme "naturel" donc.
Pourtant, les connaissances que nous avons sur l'homme montrent que l'homme purement naturel, l'homme qui n'a rien appris de l'homme, n'existe pas. Il faudra donc s'interroger sur l'importance de l'acquis historique, social (culturel) dans la formation de l'essence même de l'homme.
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