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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- possible : Faisable, réalisable; le possible, c'est ce qu'on peut faire, ce que l'on a le pouvoir, la puissance de faire.
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas particulier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
Extrait du corrigé : Ce n'est pas comme éprouver. J'éprouve une sensation et je n'en tire pas de conclusion alors que je juge quelque chose et j'essaie d'en déduire quelque chose. L'acte de juger suppose l'idée de trancher entre A et B. Et ici, dans les domaines des arts, si je juge une oeuvre c'est pour trancher entre : elle est belle, elle est laide. Ainsi, avant même d'émettre le jugement je porte en moi cette idée de beau et de laid : ces termes font sens chez moi. Comme nous l'avons vu, la beauté est une affaire de subjectivité. Or, cette idée de beauté que nous avons en nous a priori du jugement, n'est pas identique à celle que pourrait avoir Monsieur X par rapport à moi. Donc, nous pourrions dire que j'ai raison par rapport à ma conception de la beauté mais si je veux que ce jugement soit universel il faut considérer l'objet en fonction de critères de beauté au-delà de ma simple distinction. Ainsi, le rôle du critique sera de dire si une oeuvre est belle ou non mais sa tâche ne s'arrête pas là et pour faire réfléchir l'autre sans prétention de le faire fléchir dans son jugement, il dira pourquoi cette oeuvre peut être considérée comme belle ou laide. C'est parce que le jugement est subjectif que nous gardons une certaine réserve et distance par rapport aux critiques, car nous savons qu'elle peut être dénuée de sens pour l'autre qui n'émettra pas le même jugement.
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Le corrigé du sujet "Est-il possible, dans le domaine des arts, d'avoir tort ou raison lorsqu'on dit: "c'est beau" ?" a obtenu la note de : aucune note
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A partir du XVIIIème sous l’influence de Baumgarten, une nouvelle branche de la philosophie voit le jour : l’esthétique. Cette discipline s’intéresse particulièrement à la beauté, à la science du beau, aux sensations, à la perception. Dans « Méditation philosophiques » (1735) Baumgarten définit l’esthétique comme étant « la science du mode de connaissance et d'exposition sensible », puis dans Æsthetica (1750) : « L'esthétique (ou théorie des arts libéraux, gnoséologie inférieure, art de la beauté du penser, art de l'analogon de la raison) est la science de la connaissance sensible ». C’est la première fois que dans le domaine des arts on fait appelle aux émotions pour émettre un jugement : l’esthétique s’occupe de toute la sphère du beau dans les arts, on l’appelle science du beau ou alors critique du goût. Mais comment peut on donner une définition de la beauté, sous quels critères peut on dire qu’une œuvre et belle ou qu’elle ne l’est pas. Si l’esthétique prend en compte les perceptions, les sentiments pour juger du beau, une œuvre relèvera de la beauté pour un certain nombre de personne alors qu’elle s’avérera laide pour les autres. Ainsi, est il possible, dans le domaine des arts, d’avoir tort ou raison lorsqu’on dit : « c’est beau » ?
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