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Sujet : Comment concevez-vous les rapports du droit et de la moralité ?

Définitions des termes :
  • rapport : Sens 1 Produit, revenu. Synonyme revenu. Sens 2 Exposé, compte-rendu. Synonyme description. Sens 3 Relation entre les choses. Sens 4 Analogie.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).

Extrait du corrigé : Autrement dit, l'homme n'entend plus recevoir ses normes ou ses lois de la nature des choses (Aristote), ni de Dieu (Cicéron ou Thomas), mais entend les fonder lui-même à partir de sa raison et de sa volonté. Or la référence à une transcendance permettait d'affirmer le caractère absolu et intemporel des droits fondamentaux de l'homme. Dès lors, la raison peut-elle, seule, assumer cette tâche ? Cet idéal d'autonomie n'est, au fond, pensable que si la raison humaine peut transcender tout enracinement historique, s'élever au-dessus de ce qui est, pour garantir la validité de ce qui doit ou devrait être, cad des droits fondamentaux de l'homme. Selon Kant, la raison ne peut être législatrice que pour autant qu'elle soit  libre, cad qu'elle transcende tous les intérêts empiriquement conditionnés, puisque c'est à ces intérêts, somme toute, que son autorité est censée s'imposer. Aussi Kant rapporte-t-il l'exigence du droit, qu'il juge naturelle, non pas à la nature empirique de l'homme mais à sa nature suprasensible. Selon cette nature, qui ne peut être connue théoriquement mais que l'on peut penser comme possible, l'homme est capable de se donner à lui-même des lois qui ne sont pas déterminées par les traditions, le passé ou les contingences du moment. Avec ou sans Dieu, seule la référence à une transcendance semble pouvoir fonder le droit.   G)        L'idée du droit est-elle réalisable pratiquement ?   Nous interrogeant sur l'utilité du droit, nous avons identifié son rôle de régulateur des rapports sociaux, dans le but premier d'assurer la coexistence pacifique.

Comment concevez-vous les rapports du droit et de la moralité ?

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Définitions

  • rapport : Sens 1 Produit, revenu. Synonyme revenu. Sens 2 Exposé, compte-rendu. Synonyme description. Sens 3 Relation entre les choses. Sens 4 Analogie.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).

Problématique

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  Droit et moralité s’inscrivent tous deux dans un registre normatif et prescriptif. En effet, chacun d’eux constitue un système de normes permettant de régler la conduite de l’action humaine. Si notre action suppose ainsi des règles de conduite, c’est qu’elle est dirigée vers autrui, et par conséquent susceptible de lui occasionner du tort. Aussi pouvons-nous établir un premier rapport entre droit et moralité : ils ont pour fin d’organiser les relations entre les individus au sein d’une société, en imposant un ensemble de règles à respecter. Plus précisément, ces règles définissent la justice dans nos rapports avec autrui, en consistant d’une part dans l’égalité (tous les individus étant soumis aux mêmes règles), et d’autre part dans la condamnation et la réparation des torts occasionnés. Droit et moralité ont donc la même finalité.

     En outre, d’un point de vue strictement formel, nous pouvons considérer un second rapport entre ces deux systèmes normatifs. Quant à leur forme, en effet, droit et moralité consistent en un ensemble de prescriptions auxquelles nous devons obéir. Aussi les prescriptions morales et juridiques constituent-elles des règles de contrainte, c’est-à-dire des lois ou des commandements. Par là même, elles ont une prétention universelle, bien que dans les faits, elles soient relatives à l’état des mœurs des différentes sociétés humaines à une époque donnée.

     Cependant, comment interpréter les rapports que nous avons esquissés entre droit et moralité ? S’agit-il de rapports d’inclusion, d’exclusion, ou encore de fondation ? Cette difficulté nous engagera à déterminer plus précisément le rôle respectif que joue le droit comme la moralité dans la conduite de nos actions et la pratique de la justice.



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