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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
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Sujet : Est-on d'autant plus libre qu'on a plus de raisons d'agir comme on le fait ?

Définitions des termes :
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • agir : Faire, accomplir.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Extrait du corrigé : Par exemple, la nocivité du tabac est une raison pour choisir d'arrêter de fumer, mais l'accoutumance que j'ai contractée vis-à-vis de cette substance n'en est pas une pour continuer; elle n'est qu'un mobile (venu du corps) qui me pousse à faire abstraction des raisons. Cette distinction est importante, car il est clair que l'abondance des mobiles sensibles qui peuvent me déterminer à prendre un parti n'est pas une garantie - bien au contraire - de la liberté de mon choix.Il faut donc étudier le problème en ne considérant que la soumission de ma volonté aux seules raisons (motifs rationnels). Il est bien évident qu'un motif est une force qui incline ma volonté à prendre un parti plutôt que tel autre. Toute la question est cependant de savoir jusqu'où s'étend la puissance des motifs. C'est le problème fondamental de la liberté humaine : les motifs sont-ils pour la volonté des éléments qui orientent le choix, mais ne le déterminent pas (la décision restant finalement à une volonté absolument libre) ? Ou bien la décision finale n'est-elle que la simple résultante des forces que représentent les motifs, la volonté n'étant rien d'autre que cette résultante ?On peut choisir la première solution, en se reposant sur l'expérience intime que chacun possède de sa liberté : Descartes fait remarquer que même lorsque j'ai toutes les raisons de choisir dans un sens, il reste en mon pouvoir de choisir définitivement dans l'autre sens. Au père Mesland, Descartes fait remarquer que je peux très bien faire le pire tout en voyant le meilleur ; cela signifie que ma liberté précède en fait toutes les raisons que je peux avoir d'agir; il existe en tout homme un pouvoir absolu, fondamental de se déterminer librement, indépendamment des motifs et même éventuellement contre eux. La puissance que nous vivons en nous-mêmes et qui vise la liberté n'est pas nécessairement celle de la passion destructrice et violente.

Est-on d'autant plus libre qu'on a plus de raisons d'agir comme on le fait ?

Corrigé : Est-on d'autant plus libre qu'on a plus de raisons d'agir comme on le fait ? Corrigé de 1487 mots (soit 3 pages) directement accessible

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