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Extrait du corrigé : Un auteur partisan du droit divin, Ramsay (1686-1743), décrit les principes de ses adversaires et les points sur lesquels portent le désaccord des deux courants : « Rien n'est plus faux que cette idée des amateurs d'indépendance que toute autorité réside originairement dans le peuple, et qu'elle vient de la cession que chacun fait, à un ou plusieurs magistrats de son droit inhérent à se gouverner soi-même. Cette idée n'est fondée que sur la fausse supposition que chaque homme est né pour soi, hors de toute société, est le seul objet de ses soins et sa règle à lui-même ; qu'il naît absolument son maître, et libre de se gouverner comme il veut. » Ce qu'admet l'école du droit naturel, et que rejettent les partisans du droit divin, ce sont toutes les conséquences de « L'homme est né libre » : chaque homme étant libre et indépendant des autres, mu par son propre intérêt, toute autorité s'exerçant sur un groupe d'hommes a été créée par eux volontairement, et donc le pouvoir réside originairement en chacun de nous ; dans le peuple. On retrouve ici les fondements de notre démocratie. Mais reste à expliquer comment il peut se faire que, naturellement libre, l'homme soit « partout dans les fers ». Rousseau poursuit : « Comment ce changement s'est-il fait ? Je l'ignore. Qu'est-ce qui peut le rendre légitime ? Je crois pouvoir résoudre cette question. » L'effort théorique de Rousseau et de ses prédécesseurs ne consiste pas à rechercher comment, historiquement, les hommes ont pu devenir esclaves ou asservis.
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Dans le Lachès de Platon, Socrate tente avec Lachès et Nicias de définir le courage. Le dialogue est aporétique et aucune définition n'est retenue de la notion de courage. Toujours est-il qu'à son énonciation, on retient l'idée d'une affirmation du sujet face un obstacle, une opposition, une résistance. Le courage induit une non-passivité, une non-soumission. C'est peut-être à que le courage rejoint la liberté, qui, de prime abord, semble être la non-soumission par excellence. Alors que peut nous apprendre le courage sur la liberté ? Que ressort-il si on met les deux notions en rapport ? Il s'agit aussi d'examiner ici si pour être libre, il faut agir et résister, et en quel sens ?
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