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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
- scientifique : Sens 1: Qui concerne la science. Qui est conforme aux procédés de recherche et d'observation des sciences. Sens 2: Personne spécialisée dans une ou plusieurs sciences.
- superstition : Croyance par laquelle on est porté à voir des signes dans des accidents fortuits ou à rechercher la protection des dieux par des pratiques insignifiantes (sacrifices).
Extrait du corrigé : le progrès de la connaissance scientifique devrait évidemment contribuer à la dissiper. Mais il semble que la religion réponde à des besoins que ne peut satisfaire la connaissance scientifique : réponse au désir infantile d'être protégé, selon Freud, à la misère sociologique, selon Marx. La connaissance scientifique ne peut alors dissiper au mieux que certaines formes spécifiques de la superstition, non la superstition elle-même.Des connaissances dépasséesDe fait, on peut constater que la connaissance scientifique a bien vaincu certaines croyances dites superstitieuses : par exemple, que les astres sont des dieux. Mais il n'est pas sûr que de telles croyances fussent superstitieuses à l'époque où elles avaient cours : la croyance en la perfection et donc en la divinité des astres n'était pas irrationnelle dans l'Antiquité, et la croyance en l'astrologie, aujourd'hui devenue une superstition, n'était pas non plus. dans l'état des connaissances astronomiques et cosmologiques d'alors, irrationnelle. On pourrait prendre beaucoup d'autres exemples dans des domaines fort divers, comme l'agriculture, la médecine, la métallurgie. etc.. où des croyances que l'on dit superstitieuses se révèlent à l'analyse n'être que des connaissances fausses, dépassées.La question se pose alors de savoir pourquoi certaines croyances dépassées et démontrées fausses se maintiennent néanmoins, et d'autres non.
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Le corrigé du sujet "La connaissance scientifique dissipe-t-elle la superstition ?" a obtenu la note de : aucune note
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Introduction
Dans sa Loi des Trois États, Auguste Comte montre comment la connaissance humaine finit par accéder au stade positif ou scientifique. Doit-on en déduire qu'une fois parvenu à cet état « final », l'esprit abandonne totalement ses attitudes antérieures? Malgré tous les problèmes qu'elle rencontre au XXe siècle, on sait bien que la foi religieuse n'a pas disparu. Il serait donc a priori surprenant que toute superstition soit dissipée par la connaissance scientifique.
I. Fondements de la superstition
— Elle s'appuie sur un animisme diffus qui prête intentions et pouvoirs à une multiplicité d'êtres et d'objets : influence des planètes, des nombres, de la couleur des animaux ou des fleurs...
— Elle établit donc des causalités complexes entre des ordres d'existence qui, du point de vue rationnel, n'ont pas de relations.
— Elle suppose une « complicité » ou du moins la possibilité de contacts efficaces (dans un sens plus magique ou spirituel que matériel) entre un sujet humain et l'univers des choses, dont certaines le concerneraient plus particulièrement. Le monde est ainsi peuplé de «signes» ou d'indices, qui menacent, avertissent, protègent, etc. L'attitude superstitieuse témoigne donc de la quête, par tous les moyens, de sens et de significations grâce auxquelles le sujet se sentirait moins isolé ou perdu par rapport au réel.
II. Ce qu'apporte la connaissance scientifique
— Elle s'établit par une interrogation sur le «comment» et non sur le «pourquoi» (cf. Comte).
— Elle progresse en détruisant au moins partiellement ce qu'elle affirmait antérieurement (cf. Bachelard). Dans cette optique, elle s'oppose radicalement à toute attitude traditionaliste; la science s'annonce comme n'étant jamais définitive (alors que la superstition transmet aisément ses croyances d'une génération à la suivante).
— Elle élabore des causalités locales et pratique un principe d'économie de la pensée (dans ses hypothèses et ses raisonnements) qui contredit la confusion et la complexité du monde de la superstition.
— Elle produit un monde objectivé, à portée de certaines démarches efficaces, mais qui, fondamentalement, est privé de dimension spirituelle et échappe à toute emprise également spirituelle.
— La connaissance scientifique contredit donc, dans ses fondements mêmes, l'attitude superstitieuse. Cela suffit-il pour qu'elle la dissipe?
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