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Sujet : Ne doit-on tenir pour vraie une proposition que si elle est contrôlable par une expérience ?

Définitions des termes :
  • tenir : Considérer.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.

Extrait du corrigé : b) La métaphysique cartésienne. Descartes, mathématicien lui-même, admire « ces longues chaînes de raison, toutes simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations ». Il conçoit donc sa philosophie (au sens large de science ou connaissance de la réalité) sur le modèle d'une pensée essentiellement démonstrative. Mais les propositions que sa raison enchaîne de façon déductive tiennent d'abord leur vérité d'une expérience originaire qui donne à la première proposition, dans l'ordre de la connaissance, une valeur de vérité « évidente », indubitable. Le cogito (je doute, je pense, je suis) n'est pas une proposition comme les autres : en elle, je fais l'expérience de ma propre réalité, de la nature de ma conscience ; et de cette expérience inaugurale, je peux déduire des propositions qui, ainsi fondées en vérité, seront nécessairement vraies, même si elles ne sont pas toutes directement contrôlables par des expériences. c) La critique kantienne. En contestant la vérité du premier principe de la philosophie cartésienne (« la conscience de soi-même n'est pas encore, il s'en faut, une connaissance de soi-même »), Kant tient la métaphysique cartésienne pour une construction purement rationnelle qui ne peut être tenue pour vraie : à une telle construction, la raison peut toujours opposer d'autres constructions qui la contredisent. D'où « l'embarras » de la métaphysique, cette « connaissance spéculative de la raison tout à fait isolée et qui s'élève au- dessus de l'expérience par de simples concepts » (Préface de la seconde éd. de la Critique de la raison pure). L'histoire de la philosophie est une véritable « arène » où nul ne l'emporte jamais.

Ne doit-on tenir pour vraie une proposition que si elle est contrôlable par une 

expérience ?

Corrigé : Ne doit-on tenir pour vraie une proposition que si elle est contrôlable par une 

expérience ? Corrigé de 3810 mots (soit 6 pages) directement accessible

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Définitions

  • tenir : Considérer.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.

Problématique

 

Prestige des sciences expérimentales et du type de vérité qu'elles semblent définir : des hypothèses vérifiées par l'expérience. Mais ne doit-on tenir pour vraie une proposition que si elle est contrôlable par une expérience ?

 

Textes / Ouvrages de référence

La raison doit permettre à l'homme de connaître l'univers entier sur un mode démonstratif.
 

 «Ces longues chaînes de raison, si simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations, m'avaient donné occasion de m'imaginer que toutes les choses qui peuvent tomber sous la connaissance des hommes s'entresuivent en même façon.» Descartes, Discours de la méthode (1637).
 
 • Descartes a eu, dès sa jeunesse, l'idée d'une mathesis universalis, ou science universelle, qui étendrait le caractère démonstratif des mathématiques à l'ensemble des objets de connaissance possible (le monde physique en particulier:
 • Ce discours démonstratif est défini par la cohérence de ses raisonnements, et par l'évidence des principes sur lesquels il repose (voir fiche Descartes"). Ainsi, si l'on part d'une vérité absolument claire et distincte, et que l'on en déduit de manière rationnelle les conséquences, on arrive forcément à d'autres vérités, et ainsi de suite.
 • Rien ne devait pour Descartes, échapper à ce modèle, c'est pourquoi, il propose aussi un traité Les Passions de l'âme, dans lequel il traite de l'âme humaine en «physicien» et géomètre (deux termes presque synonymes pour lui).



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