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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
- certitude : Etat de l'esprit qui tient, sans réserve, pour vrai ce qu'il juge. Caractère d'une vérité indubitable.
Extrait du corrigé : Pour Spinoza, cela dépend de la nature des sentiments conscients éprouvés : une passion triste enferme la conscience dans l'illusion d'une liberté trompeuse, sans pouvoir en sortir. Une passion joyeuse au contraire est le signe d'une adéquation entre l'homme et son monde : l'homme peut se savoir alors déterminé mais néanmoins actif dans le monde. L'erreur de la liberté trompeuse est ici supprimée (Ethique). -Freud est moins optimiste que Spinoza. Il partage son analyse en disant que la conscience est trompeuse, car le moi se pose comme libre en ignorant ses déterminations inconscientes (Le ça et le moi). Mais pour Freud, cette ignorance est constitutive du psychisme humain : la conscience se posant naturellement comme libre est une instance de régulation du psychisme, issue du conflit entre le ça (pulsions) et le surmoi (normes morales de la société). L'illusion s'impose donc comme la forme constitutive de la conscience. III Une illusion nécessaire, mais utile : Nietzsche et Bergson -Nietzsche partage ce constat d'une irréductibilité de la déformation de la nature des choses par la conscience. Tout comme Freud, il rejette la conception spinoziste d'une adéquation de la conscience à la nature des choses : la conscience est pour lui toujours le résultat d'un affaiblissement de nos forces vitales, d'où une méconnaissance de soi et du monde, à l'opposé de Descartes et Husserl. Et si la conscience peut nous être utile, c'est donc de manière négative : ainsi Nietzsche conseille de se méfier de notre « voix de la conscience », de la percevoir comme une corruption de la morale, pour se prémunir des effets néfastes des pseudo-évidences conscientes (Le gai savoir).
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Le corrigé du sujet " La conscience de soi est-elle source d'illusion ou de certitude ?" a obtenu la note de : aucune note
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